Détails du terme - Bailleau-le-Pin

Bailleau-le-Pin

I. Historique de la commune

Située à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Chartres, la commune de Bailleau-le-Pin appartient historiquement à la zone de transition entre le plateau de Beauce et les premiers reliefs du Perche. Elle s’inscrit ainsi dans un espace rural anciennement structuré par les voies de communication reliant Chartres à Brou et par la limite hydrographique séparant les bassins de la Seine et de la Loire.

L’occupation du territoire est attestée dès le haut Moyen Âge. Plusieurs érudits estiment qu’un établissement y est mentionné dès l’an 964 par l’évêque de Chartres Odon, contemporain du roi Lothaire.
La paroisse apparaît ensuite dans les sources écrites sous différentes formes :

  • Baliolis (977)
  • Ballolium Spini (vers 1272)
  • Baillolum Pini (1351)
  • Baillolium Pini (XVe siècle)
  • Bailleau-le-Pin (à partir de 1710)

Ces formes témoignent de l’ancienneté du site et de sa structuration précoce autour d’un habitat rural organisé.

C'est à Bailleau-le-Pin que fut créée en 1809, à l'initiative du préfet d'Eure-et-Loir Jean-François-Marie Delaître (1766-1835) la bergerie départementale, destinée à répandre la race Mérinos, venant d'Espagne, dans le département. Elle fut installée dans une ferme de 120 hectares située à Rosay-en-val, en vertu d'une convention signée le 3 décembre 1808 entre le préfet et André Leloup (né à Mainvilliers le 20 mai 1766, décédé à Chartres le 4 août 1831). Ainsi, le samedi 22 juin 1811 a eu lieu à Chartres, à l'hôtel de la préfecture, la vente aux enchères de 24 béliers, de 20 brebis mères et de 800 kilos de laine, le tout de "race pure d'Espagne" et provenant de la bergerie du département.

L'expérience prit fin en 1816 à la demande du Conseil Général et du préfet. Le 3 juillet 1816 se tient à Rosay-au-Val, commune de Bailleau-le-Pin, la vente aux enchères de l'ensemble du troupeau de mérinos. Le produit de la vente est pour partie versé à l'hospice des enfants trouvés de Josaphat, près de Chartres[28].

Au XIXe siècle, l’ouverture de la ligne ferroviaire Chartres–Brou le 7 mai 1876 et la mise en service de la gare de Bailleau-le-Pin renforcent l’intégration de la commune aux réseaux économiques régionaux.

 

II. Origine et signification du nom

Le toponyme Bailleau-le-Pin procède très vraisemblablement :

  • soit de l’anthroponyme gallo-romain Ballius,
  • soit du nom de personne Balius,

associé au terme gaulois ialon signifiant « clairière » ou « terrain défriché ».

Une autre interprétation locale rattache le nom à l’idiome celtique bali (pluriel baliou), désignant une allée d’arbres conduisant à une habitation. Dans ce cas, l’appellation « le Pin » ferait référence à une allée de pins caractéristique du paysage originel.

Ainsi, le nom de la commune pourrait être compris comme :

« la clairière ou l’allée plantée de pins associée au domaine de Ballius ».

Il convient de rappeler que Bailleau-le-Pin appartient à un ensemble toponymique comprenant également Bailleau-l'Évêque et Bailleau-Armenonville, toutes situées dans le pays chartrain.

III. Patrimoine communal

1. L’église Saint-Chéron

Principal édifice religieux de la commune, l’église Saint-Chéron, reconstruite en 1768, constitue le cœur historique du bourg. Elle témoigne de l’organisation paroissiale de l’Ancien Régime et du rôle structurant de l’Église dans la vie communautaire rurale.

2. Le Pavillon Bellevue

Situé sur le territoire communal, le Pavillon Bellevue représente un élément notable du patrimoine bâti local, illustrant l’architecture résidentielle des XVIIIe et XIXe siècles.

3. La gare de Bailleau-le-Pin

Mise en service en 1876 par la Compagnie du chemin de fer d’Orléans à Rouen, la gare participe au patrimoine ferroviaire communal et rappelle l’importance de l’industrialisation des transports dans le développement des communes rurales au XIXe siècle.

4. Patrimoine agricole

Le site de l’ancienne bergerie départementale de Rosay-en-Val constitue également un élément du patrimoine économique local, lié aux politiques d’amélioration zootechnique menées au début du XIXe siècle.

IV. Blason de la commune

Les armes de la commune de Bailleau-le-Pin se blasonnent ainsi :

De gueules à la bande d'or chargée de trois pommes de pin tannées, accompagnée en chef d'un bélier, et, en pointe de deux gerbes de blé d'or liées de tanné, rangées en bande.

 

Sources

  • Bailleau-le-Pin – article Wikipédia
  • Site officiel de la mairie de Bailleau-le-Pin
  • Office de tourisme Entre Beauce et Perche
  • Archives départementales d’Eure-et-Loir
  • Wikipédia –Bailleau-le-Pin
  • https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=122349000

Retour